Avec le développement de la vidéoprotection dans les villes, les transports et les grands sites, le métier d’opérateur en vidéoprotection est en plein essor. Il s’exerce derrière des écrans, mais il est tout sauf passif.
Les missions
- surveiller en temps réel les images d’un ensemble de caméras ;
- détecter un comportement anormal, un incident, un début de sinistre ;
- effectuer une levée de doute et qualifier la situation ;
- alerter les équipes de terrain, les forces de l’ordre ou les secours, et les guider ;
- consigner les événements et, sur réquisition, extraire des images dans le respect de la loi.
Où travaille-t-on ?
Dans les centres de supervision urbains (CSU) des collectivités, les postes de sécurité des centres commerciaux, des sites industriels, des hôpitaux, des réseaux de transport, ou dans les centres de télésurveillance des entreprises de sécurité.
Les qualités attendues
- une attention soutenue sur de longues périodes ;
- de la réactivité et du sang-froid ;
- une bonne expression orale et écrite pour rendre compte ;
- le goût du travail en équipe et de la discrétion.
Comment devenir opérateur ?
Comme tous les métiers de la sécurité privée, l’activité est réglementée. Il faut obtenir une autorisation préalable du CNAPS, suivre la formation d’opérateur en vidéoprotection (environ 160 heures, plus une période en entreprise), puis demander la carte professionnelle. Elle se renouvelle tous les 5 ans après un stage MAC.
Une évolution possible
Avec de l’expérience, l’opérateur peut devenir chef de salle ou superviseur. Combiné au titre APS ou au SSIAP, il élargit encore ses possibilités d’emploi.
