Un salarié fait un malaise, un autre se coupe gravement : qui intervient en attendant les secours ? Le Sauveteur Secouriste du Travail (SST) est la réponse prévue par le Code du travail. Voici ce que tout employeur doit savoir.
Ce que dit la réglementation
L’article R4224-15 du Code du travail impose qu’un membre du personnel reçoive la formation de secouriste nécessaire pour donner les premiers secours en cas d’urgence :
- dans chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux ;
- sur chaque chantier employant 20 travailleurs au moins pendant plus de quinze jours où sont réalisés des travaux dangereux.
Au-delà de ces cas, l’employeur a une obligation générale de sécurité : disposer de secouristes formés est la meilleure façon d’organiser les premiers secours. L’INRS recommande de former 10 à 15 % de l’effectif.
Une formation courte et très pratique
La formation initiale dure 14 heures, en groupe de 4 à 10 personnes. Le stagiaire apprend à :
- protéger la victime et les témoins ;
- examiner la victime et faire alerter les secours ;
- secourir : saignement, étouffement, malaise, brûlure, perte de connaissance, arrêt cardiaque avec défibrillateur ;
- repérer les situations dangereuses et contribuer à la prévention.

Un certificat valable 24 mois
Le certificat SST est valable 24 mois. Pour le conserver, le salarié suit un MAC SST (Maintien et Actualisation des Compétences) de 7 heures avant l’échéance. Sans recyclage, il n’est plus considéré comme SST.
SST et métiers de la sécurité
Pour les professionnels de la sécurité, le secourisme est incontournable : il est intégré au titre APS et constitue un prérequis des formations SSIAP. Un certificat expiré peut bloquer une entrée en formation ou un examen.
Pour les entreprises
Nous organisons des sessions SST et MAC SST dans vos locaux, à partir de 4 participants. Les cas concrets sont adaptés à vos postes de travail.
